Manger mieux pour vivre plus longtemps

Bienfaits des légumes : légumes, crus ou cuits ? Les jus de légumes comptent-ils pour une portion ? 5 par jour ? Tout savoir sur les légumes.

Manger mieux pour vivre plus longtemps

Manger mieux pour vivre plus longtemps

15 mars 2011

Le poids des années n'est pas le même pour tout le monde. Tandis que la force musculaire, l’autonomie, les capacités de perception, ou encore la cognition abandonnent certains dès leur arrivée dans la catégorie senior, d’autres iront sans encombre souffler leurs cent bougies. La science est-elle en mesure de nous livrer les clés de cette longévité ? Pas encore, mais elle commence à lever le voile sur certains mécanismes sous-jacents.

Premier enseignement : la qualité du vieillissement serait étroitement liée aux habitudes de vie. Et ces dernières verraient leur importance grandir au fur et à mesure que l'on avance dans l'âge  Mais qu'entend-on par habitudes de vie ? Quand on parle de vieillissement, cinq facteurs sont en ligne de mire : la sédentarité, l’hypertension artérielle, l’obésité, le diabète et le tabagisme. Difficile cependant de distinguer l’impact de chacun tant ils sont liés au niveau individuel. Il est par exemple probable qu’une personne ayant une activité physique régulière ait un poids optimal, ne fume pas et ne souffre pas de diabète.

Il est toutefois un facteur qui ressort indépendamment des autres : c'est celui de l'alimentation. Les études confirment sur ce point l'idée largement répandue selon laquelle une alimentation saine et équilibrée constituerait le sésame, ou au moins l'une des clés, d'un vieillissement réussi. La recette pour s’assurer une retraite en pleine santé ? Une consommation élevée de fruits, de légumes, de pommes de terre, de céréales entières, de produits laitiers, et riche en acides gras de la famille des omega-3, combinée à une faible consommation de boissons alcoolisées.

Pour mettre toutes les chances de son côté, faut-il aussi viser la restriction calorique ? Depuis la fin des années 1980, de nombreuses études ont en effet montré que la réduction des apports énergétiques chez différentes espèces animales permettait d’augmenter significativement la durée de vie et de retarder l’apparition des maladies associées au vieillissement. De là à conclure qu’il suffit de manger moins pour vivre plus longtemps, il n’y a qu’un pas… à ne pas franchir. Ou du moins, pas m’importe comment, ni à n’importe quel âge. Pas question de faire la fine bouche quand notre organisme est fragilisé, que ce soit du fait d'un âge avancé, ou suite à un stress ou une maladie. Conserver une alimentation adéquate en qualité et en quantité demeure capital, pour garantir notamment des apports suffisants en protéines, vitamines D, E, C et B9, alliés indispensables du corps fragilisé. Si un régime est en revanche mis en place dans un cadre favorable, à savoir avec le maintien d'un poids corporel approprié, la pratique d’une activité physique régulière et une évolution dans un environnement sain, il ne pourra être que bénéfique.

Si les connaissances s'améliorent, portées par l'intérêt que suscite ce champ d'investigation, la longévité garde encore sa part de mystère. Par quels mécanismes la restriction calorique améliore-t-elle le vieillissement ? Quel est  le rôle exact des acides gras alimentaires ? Quel poids corporel optimal doit-on viser quand on avance dans l'âge ? Les questions sont encore nombreuses… Et à écouter les centenaires, les voies de la longévité ne sont pas toujours rectilignes...