Les ados européens face à la nutrition : peuvent mieux faire !

25 novembre 2011

L’étude Helena a été réalisée sur plus de 3.500 adolescents (12,5 à 17,5 ans) pour évaluer leurs connaissances et leurs comportements alimentaires dans une dizaine de villes européennes (Suède, Crète, Belgique, Allemagne, Autriche, Hongrie, France, Italie, Espagne, Grèce)

Globalement, si on la compare aux recommandations nutritionnelles les plus courantes, l’alimentation des ados européens n’est pas optimale, sans pour autant être une catastrophe. Les apports totaux d’énergie sont à peu près convenables, avec toutefois des lacunes sévères. Les 12-17 ans négligent les fruits et légumes consommant à peu près la moitié des apports conseillés. Ils ne sont pas plus performants pour le lait et les produits laitiers, avec une consommation qui n’atteint même pas les deux tiers des apports quotidiens recommandés.

La sédentarité, et en particulier le temps passé devant les écrans, favorise la consommation énergétique. Cette consommation prend le plus souvent la forme de bières et soft drinks chez les garçons et de jus de fruits et sucrerie chez les filles. Le niveau d’éducation des parents, en particulier des mères, et le niveau socio-économique de la famille sont aussi liés au temps passé devant lae télévision et à la consommation de calories : les milieux défavorisés ont des temps de télévision et des apports énergétiques plus élevés.

Cependant, l’explication n’est pas seulement culturelle. En effet, sans rapport avec l’étude Helena, une expérimentation scientifique a été menée en laboratoire, chez des ados en bonne santé regardant la télévision. Elle montre que la télévision accroît la consommation de nourriture, indépendamment de toute sensation de faim et de toute augmentation de l’appétit. Et ce surplus énergétique n’est pas compensé par des apports alimentaires plus faibles le reste de la journée.

L’étude Helena a aussi testé les connaissances nutritionnelles des adolescents, qui augmentent régulièrement avec l’âge. Elles sont un peu plus importantes chez les filles que chez les garçons et un peu moins bonnes dans les populations d’origine immigrée. Les lacunes sont récurrentes et portent sur le contenu en sucre des aliments et des boissons.

Il en résulte que les connaissances des ados sont jugées «modestes» par les enquêteurs.

Health Lifestyle in Europe by Nutrition in Adolescence (HELENA Study).

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