Sensibiliser les enfants : Amici per la Tavola

Sensibiliser les enfants : Amici per la Tavola

Contexte

Ces chères petites têtes blondes italiennes vous le diront : « les légumes et le poisson, c’est pas bon ! ».

Comme partout en Europe, les enfants de Naples et de Milan rechignent à manger des légumes. Pour les faire changer d’avis, un peu de culture s’impose. Mesdames et Messieurs, veuillez applaudir la compagnie théâtrale « Amici per la tavola ».

Dispositif

Avant la représentation les enfants sont sensibilisés à l’équilibre alimentaire et à ses fondamentaux : variété, qualité et quantité adaptée. A l’aide d’un outil pédagogique, ils apprennent les groupes alimentaires en s’amusant.

Ensuite, les nouveaux initiés sont invités à assister à un spectacle intitulé « Pancia Piena, Pancia Vuota » (Ventre plein, ventre vide) qui met en scène deux savants fous à la recherche de l’alimentation du futur.

Tous deux dans des extrêmes inverses, testent tour à tour sur leur sujet volontaire une alimentation trop riche et un régime restrictif sans goût. Heureusement, la nourrice du malheureux cobaye veille sur lui. Elle lui apprendra les principes d’une alimentation équilibrée et l’aidera à s’échapper du laboratoire. Le tout est assaisonné de musique et de sketches qui amusent beaucoup les enfants.

        

Résultats

Des pré-tests et des post-tests ont été distribués aux participants. Les résultats de l’action pédagogique menée auprès des enfants de Milan ont été publiés ; les conclusions sont riches d’enseignements :

  • 9 enfants sur 10 ont intégré l’importance de manger de tout en quantité adaptée,
  • 9 enfants sur 10 ont démontré avoir compris qu’un repas sain et équilibré doit comprendre tous les groupes alimentaires,
  • 6 enfants sur 10 ont changé d’avis sur des aliments comme les légumes ou le poisson qu’ils considéraient précédemment comme « pas bons ».

Les résultats pour Naples montrent les mêmes tendances.  
Il existe cependant une différence entre ces deux villes, comme le souligne Nicoletta Travaini, docteur en psychologie et pilote de l’opération pour la Fondazione. A Milan, les parents se basent plus sur les règles pour construire les repas, ce qui peut conduire sur le long terme à un excès de rigidité et de répétitivité. Le risque est de ne plus arriver à prendre du plaisir à manger.

A Naples en revanche, les enfants paraissent plus instinctifs dans leur rapport à la nourriture. La contrepartie est qu’en l’absence de règles, ils mangent uniquement ce qu’il leur plait (et surtout des produits gras et sucrés).