Éducation alimentaire: améliorer l’impact

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Modifier durablement les comportements alimentaires est la mission de la Fondation Louis Bonduelle depuis 2004. L’éducation alimentaire est au coeur de cet enjeu. Pour la rendre efficace, la Fondation s’est intéressée aux impacts réels des actions de prévention.

Augmenter la consommation des végétaux est impératif! Pour continuer à modifier durablement  et efficacement le comportement alimentaire, la Fondation Louis Bonduelle a mené différents projets de recherche auprès d’enfants afin de mesurer l’efficacité des actions de terrain et d’en comprendre les déterminants: découvrez le projet EPICALIM.

Éducation alimentaire: théorie & pratique

L’analyse de 17 expériences scientifiques a permis de démontrer que les actions qui cumulent plusieurs pratiques (les activités culinaires et les enseignements nutritionnels) permettent une augmentation significative de la consommation de légumes chez l’enfant.

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Enfants participant à un atelier culinaire à Montreal pour le
programme de recherche Epicalim

Pour compléter le bilan littéraire et l’étayer, la Fondation a mesuré la consommation de légumineuses chez les enfants après différentes activités (cuisine, jardinage, exposition) et en prenant en compte leur degré de néophobie alimentaire. Le projet a mis en évidence plusieurs intérêts aux ateliers pratiques et plus particulièrement aux pratiques culinaires:

  • La consommation de légumineuses augmente significativement après un atelier pratique (jardinage ou cuisine).
  • L’impact d’un atelier culinaire varie en fonction du degré de néophobie de l’enfant.
  • Un atelier culinaire a plus d’impact sur la consommation de légumineuses chez l’enfant néophobe qu’un atelier de jardinage.
  • Les ateliers pratiques permettent d’augmenter la consommation des nouveaux produits sous plusieurs formes.

Acquérir des compétences transverses par la pratique culinaire

Au-delà des impacts positifs sur la consommation, l’activité culinaire permet le développement de nouvelles compétences chez l’enfant comme le sentiment d’auto-efficacité, la confiance en soi ou encore la curiosité. Ces qualités transverses se développent jusqu’à un mois après l’activité avant de diminuer significativement. Par ailleurs, elles pourraient expliquer l’augmentation de la consommation de légumineuses à la suite d’un atelier culinaire.

Les différentes recherches sur les déterminants alimentaires des choix de consommation ont mis en évidence que le plaisir était le levier de motivation premier chez les enfants. Prendre plaisir à découvrir les légumes en les cuisinant est un des éléments clés de la consommation des végétaux.

 

 

1. EAT- Lancet, Une alimentation saine issue de production durable, 11 pages, 2019.
2. Programme national de nutrition santé, consulté en février 2019.
3. Thiriet L., mémoire « Evaluation de l’impact à moyen terme d’ateliers culinaires sur la capacité à cuisiner d’enfants », 2018.
4. Peruchot G., mémoire: « Projet Epicalim: Quelles stratégies pour favoriser la consommation de légumes chez les enfants d’âge pimaire? », 2017.
5. Thiriet L. et al., Affiche « Comment la participation d’un enfant à un atelier culinaire influence t-elle sa capacité à cuisiner à court et à moyen termes? » , 2018.
6. Peruchot G. et al., Affiche « Ateliers de cuisine, jardin ou exposition ludique : quel atelier favorise le plus la consommation de légumineuses chez des enfants d’âge primaire? », 2017.